Nos bêtes sacrifiées, dans nos maisons, pour nos vivants…


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Nos bêtes sacrifiées, dans nos maisons, pour nos vivants…

Par la plume de Shaykh Muhammad Al’Anjary

La bête sacrifiée : c’est celle qui est sacrifiée pour Allah parmi les bestiaux lors des jours de la fête d’Al-Adha. Elle fait parti des rites de l’Islam. Al-Haqq exalté soit-il dit (traduction rapprochée des sens) : « Accomplis la Ṣalāt pour ton Seigneur et sacrifie »
Et dans les deux recueils Sahih, le prophète ﷺ a sacrifié deux béliers blancs avec un peu de noir, il ﷺ les a sacrifié avec ces deux honorables mains, il ﷺ a évoqué le nom d’Allah et l’a glorifié (Allahu Akbar), et il ﷺ a mis son pied sur le flanc des deux bêtes.
Et comme Ibn ‘Umar -qu’Allah les agrée- évoque, le prophète ﷺ était installé à Médine pendant dix années à égorger. Al-Tirmidhi dit que c’est un hadith bon.

Les sacrifices se font après la prière du ‘Aid, le prophète ﷺ dit : « Celui qui sacrifie après la prière a certes parfait son rite et a atteint la tradition des musulmans » rapporté par Al-Bukhary et Muslim
Il est obligatoire que la bête sacrifiée par le musulman soit dénuée de tout défaut, comme le fait d’être borgne, malade de manière apparente, qu’elle boite de manière apparente, ou qu’elle soit anorexique.
Ces défauts empêchent le bon accomplissement du sacrifice. Et l’on peut rajouter à ces défauts, des défauts similaires ou pire encore comme le fait qu’elle soit aveugle.

Le sacrifice est un rapprochement vers Allah -exalté soit-il-, c’est une Sounnah confirmée d’après le prophète ﷺ. Le prophète ﷺ a sacrifié dans son pays, au sein de sa famille et ses compagnons.
Quant à l’appel que beaucoup d’associations et d’organismes bienfaisants font, celui d’amasser l’argent des gens pour sacrifier les bêtes dans les pays musulmans, c’est la voie et le moyen de détruire ce rite et de le dissimuler aux musulmans, parmi eux la famille et les enfants.

Celui qui paie la valeur des bêtes à sacrifier a ces organismes :
– a empêché l’apparition de ce rite
– est passé a coté de sa bête, c’est la Sounnah du prophète ﷺ, il sacrifiait sa bête de sa propre main
– il passe également a coté de la Sounnah qui est de manger de ce sacrifice : Allah -exalté soit-il- dit :
« Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable »
Certes, le fait de manger de la bête sacrifiée est un rapprochement vers Allah -exalté soit-il- et un acte d’adoration envers Lui. Et certes, le prophète ﷺ a ordonné de manger de la bête sacrifiée.
Oui, la procuration est autorisée. Comme le prophète ﷺ a confié a ‘Ali Ibn Abi Talib, mais la bête sacrifiée doit être dans sa maison, ou dans son pays, afin qu’il l’a voit et qu’il mange de cette bête.
le but de ces sacrifices n’est pas seulement une question de viandes et d’offrandes aux pauvres, Allah dit (traduction rapprochée) :
« Ni leurs chairs ni leurs sangs n’atteindront Allah, mais ce qui L’atteint de votre part c’est la piété »
Donc, si l’homme fait l’aumône de 100 chameaux sans les égorger (lui même), cela n’est pas suffisant (pour être accepté) à l’unanimité. Et cela indique que qu’on se rapproche d’Allah en égorgeant les bêtes avant même de porter l’attention sur les avantages que l’on peut tirer de leurs viandes.

Les bêtes sacrifiés sont pour les vivants, non pour les morts. Le prophète ﷺ n’a pas sacrifié pour son oncle Hamza -Qu’Allah l’agrée- alors qu’il fait parti de ses proches.

Nous demandons à Allah -exalté soit-il- d’accepter de notre part nos bonnes oeuvres, celles qui sont conformes a ce sur quoi étaient le prophète ﷺ et ses compagnons »


Article publié dans le journal Koweitien Al-Qabas daté du 10/02/2003
Traduit par Anas Abou Malik Al-Maimouni

Source en Arabe :

[ أضاحينا في بيوتنا ﻷ‌حيائنا ]

بقلم الشيخ / محمد عثمان العنجري حفظه الله

اﻻ‌ضحية هي ما يذبح لله من بهيمة اﻻ‌نعام ايام عيد اﻻ‌ضحى، وهي من شعائر اﻻ‌سﻼ‌م فقد قال الحق تعالى: ‘فصل لربك وانحر’.وفي الصحيحين ان النبي، ﷺ، ضحى بكبشين املحين ذبحهما بيده الشريفة وسمى وكبر، ووضع رجله على صفاحهما وكما اخبر ابن عمر، رضي الله عنهما، ان النبي، ﷺ، اقام في المدينة عشر سنين يضحي، وقال الترمذي (حديث حسن).واﻻ‌ضحية تكون بعد صﻼ‌ة العيد، قال ﷺ: ‘من ذبح بعد الصﻼ‌ة فقد تم نسكه واصاب سنة المسلمين’ رواه البخاري ومسلم.ويجب ان تكون اضحية المسلم خالية من العيوب كالعور او المرض البين او العرج البين او الهزال، فهذه العيوب مانعة من اجراء اﻻ‌ضحية ويلحق بهذه العيوب ما كان مثلها او اشد منها كالعمى.واﻻ‌ضحية قربى الى الله جل وعﻼ‌ وهي سنة مؤكدة عن النبي ﷺ، فالنبي ﷺ ذبح اضحيته في بلده وبين اهله واصحابه،اما الدعوة التي تدعو اليها الكثير من الجمعيات والهيئات الخيرية بأخذ اﻻ‌موال من الناس لذبح اضاحيهم في بلدان المسلمين انما هي سبيل وطريق لتحطيم هذه الشعيرة واخفائها عن المسلمين بمن فيهم اﻻ‌هل واﻻ‌بناء، فمن دفع قيمة اﻻ‌ضاحي لهذه اللجان منع من اظهار هذه الشعيرة، وفوت على نفسه مباشرة اضحيته، وهي سنة النبي ﷺ، فقد كان يذبح، عليه الصﻼ‌ة والسﻼ‌م، اضحيته بيده الشريفة، ويفوته كذلك سنية اﻻ‌كل منها فقد قال الله تعالى: ‘فكلوا منها واطعموا البائس الفقير’، فإن اﻻ‌كل من اﻻ‌ضحية قربى الى الله عز وجل وعبودية لهِ وقد امر النبي، ﷺ، باﻻ‌كل من اﻻ‌ضاحيِ نعم يجوز التوكيل، كما وكل النبي ﷺ علي بن ابي طالب، ولكن لتكن التضحية عنده في بيته او في بلده ليشاهدها، ويأكل منها، فليس المقصود من اﻻ‌ضاحي اللحم وتوزيعه على الفقراء، فقد قال الله تعالى: ‘لن ينال الله لحومها ودماءها ولكن يناله التقوى منكم’ فلو تصدق اﻻ‌نسان بلحم مائة بعير دون ان ينحرها، وانما اشتراها من بائع اللحم، فإن ذلك ﻻ‌ يجزئه باﻻ‌تفاق، وهذا يدل على ان باﻻ‌ضحية يتقرب الى الله تعالى بذبحها قبل ان ينظر الى منفعة لحمها.واﻻ‌ضحية للحي ﻻ‌ للميت فلم يصح النبي ﷺ عن عمه حمزة، رضي الله عنه، وهو المقرب له، فنسأل الله عز وجل ان يتقبل منا ومنكم صالح العمل على ما كان عليه النبي ﷺ واصحابه.

بقلم الشيخ / محمد عثمان العنجري حفظه الله مقال منشور في جريدة القبس بتاريخ 10/02/2003*

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